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LE LIVRE DE LA SEMAINE

Les bénévoles partagent ici leurs avis sur les livres qu'ils ont aimés.

 

La famille FAREL.

Lui : Célèbre journaliste respecté par ses pairs

Elle : Essayiste reconnue pour ses engagements féministes

Alexandre : Le fils modèle, brillant étudiant promu à un bel avenir.

Mais sous ces aspects de famille idéale, il suffira d’un événement pour que ce fragile équilibre se fissure et que les vérités éclatent.

Une accusation de viol. Elle le dit coupable, il se dit innocent.

A l’époque des mouvements « Me Too » et « Balance ton Porc » comment connaitre la vérité lorsque les faits se déroulent dans un huit clos ou deux paroles s’opposent.

Peut-il y avoir deux vérités ? Est-ce une question d’interprétation de consentement ou un problème de milieu privilégié où règnent impunité et passe-droit ?

Karine Tuil nous offre un roman qui m’a laissé beaucoup d’observations, d’interrogations et de craintes sur notre époque actuelle.

Ce roman dresse un tableau peu reluisant de notre société où les réseaux sociaux jugent et condamnent avant les tribunaux, où l’image publique occulte toute morale et où l’amour et le bonheur sont remplacés par la réussite sociale.

Et la justice dans tout ça ? Est-elle encore impartiale ?

Doit-on toujours croire celles qui se disent victimes sous la pression du « politiquement correct » au risque de condamner un innocent ? Et si la justice reconnaît son innocence, comment la faire valoir socialement ?

Peut-on condamner juste « un peu » au bénéficie du doute de la parole de la victime ?

Autant de questions morales, contemporaines et sociales que chacun de nous devrait méditer afin que notre monde retrouve un peu de sincérité, de bienveillance et de bonté.

Mais n’est-il pas déjà trop tard ?…

Sandra

 

 

Laurent Binnet s'amuse à renverser les invasions et les colonisations. Une intéressante hypothèse qu'on a plaisir à suivre, impatient de savoir comment les Incas prendront le pouvoir en Europe et de connaitre leur stratégie de développement.
Terminer son roman sur les aventures d'un Cervantes dilettante est un peu décevant. J'aurais souhaité qu'il aille au bout de sa théorie du battement d'aile du papillon et imagine une évolution du monde plus audacieuse.
Ce livre est "grand prix de l'Académie" 2019.

 

 

 

Dès les premières pages, Sandrine Collette nous emmène dans un univers oppressant où l’eau, à perte de vue a remplacé les paysages familiers.

Avec Pata, Madie et leurs neufs enfants, une famille rescapée dans leur maison située au sommet d’une colline, on s’inquiète de cette pluie incessante qui d’heure en heure réduit l’espoir. Les réserves de nourriture diminuent et bientôt Pata et Madie n’auront plus le choix.

Il faudra partir avec la barque dont ils disposent encore et affronter les éléments pour rechercher de l’aide et de la nourriture….

…mais la famille est trop nombreuse pour embarquer tous ensembles.

Se posent alors aux parents des options difficiles qui aboutiront à un choix impossible Qui partira chercher des secours ? Qui restera ?

Finalement trois enfants resteront sur place et devront se débrouiller pour assurer leur survie en attendant un hypothétique retour de leurs parents.

L’auteure nous emmène alors, tour à tour sur cette barque, coquille d’œuf perdue au milieu des flots, puis nous ramène sur l’îlot où les enfants livrés à eux-mêmes luttent pour assurer leur survie.

Un roman époustouflant qui prend au cœur et aux tripes.

A la fermeture de ce livre je n’ai qu’un seul souhait à formuler ; ne jamais connaître une situation extrême comme celle-ci.

Céline

 

 

Un roman magnifique et une héroïne terriblement attachante !

J’ai refermé ce livre partagée entre un sentiment de bien- être et de mélancolie.

Je suis triste de quitter Violette, la garde-cimetière la plus douce au monde.

Oui, Violette, dont le métier ne fait pas spécialement rêver, nous apporte cependant beaucoup de fraîcheur et d’espoir, malgré les épreuves qui ne l’ont pourtant pas épargnée.

Elle sait tirer le meilleur des choses simples de la vie : jardiner, s’émerveiller devant la beauté des fleurs, goûter un thé délicat…

Elle aime les gens et prend soin des âmes endeuillées en même temps qu’elle entretient les tombes de leurs proches disparus avec parfois une pointe d’humour et toujours avec bonté et bienveillance.

« J’adore rire de la mort. C’est ma façon de l’écraser: comme ça, elle fait moins son importante » voilà comment Violette dédramatise son quotidien.

J’aurais aimé être l’amie de Violette, partager avec elle un thé parfumé et surtout sa vision de la vie toute en tendresse et en espoir.

Gros coup de cœur.

 

Céline

PS : J’ai fait des recherches pour retrouver le parfum de Violette   " Eau du ciel d’Annick Goutal " et il semblerait qu’on ne le trouve plus. J’en suis triste.

 

 

Ce livre nous emporte dans le froid glacial des montagnes enneigées ; ce froid dont Joshua le héros, n’arrive plus à se débarrasser bien après son sauvetage.

A t’il rêvé ?...sans doute, mais tout ce qu’il a vu lui parait si réel : les initiales AH sur les serviettes de l’hôtel, la moquette du long couloir qui mène à la salle de réunion, les personnes qu’il y rencontre….car c’est dans un luxueux hôtel situé dans les montagnes suisses que Joshua se réveille en 1980. Il est agent de sécurité et se trouve impliqué dans la disparition d’une jeune fille, cliente de l’hôtel…..

….pourtant Joshua, simple flic vit en 2018. Est-il vraiment ce jeune homme sans histoires contre lequel le sort s’acharne.

Avant son accident, il enquêtait sur une jeune femme retrouvée dans les montagnes glacées, sauvée in extremis mais qui reste plongée dans le coma.

Joshua a l’intime conviction que ses rêves et la mystérieuse inconnue sont liés.

Il part alors à la recherche de ce mystérieux hôtel et de son histoire.

Cette quête nous emmène dans les mystères de la mémoire et sa complexité.

Avalanche Hôtel est un roman addictif, qu’on a du mal à lâcher.

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